La floraison dans le chaos

Sa lucidité me pénètre, et je ne lui résiste plus.

Mes pieds au sol se stabilisent, ma conscience s’ouvre sur l’infini et le centre de mon être devient le siège de ma présence active.

Cette force du masculin en moi, je la goûte et lui rend honneur.

Au point précis de son intersection avec la vague d’amour primordiale, féminine, au plus profond de nos cœurs,  jaillit la source de tous les possibles.

Un feu d’artifice inconcevable.
Le merveilleux dans le banal.
Le bon dans le dur.
La floraison dans le chaos.
Encore et toujours.

L’homme-fort

Droit comme un roc, rien ne l’ébranle.
Il avance, fier, le regard fixé sur l’horizon.
Une jeune-femme en détresse et il accourt,
lui offrant une épaule insubmersible aux larmes,
des bras aux muscles rassurants.

Il est fort, tellement fort, trop fort.

Un enfant pleure et crie, réclamant son attention.
Depuis tellement longtemps qu’il est presque découragé.
Il voudrait qu’on l’écoute, il a peur, il a mal ;
il tambourine, ne veut plus rester coincé ici
sous l’armure
de l’homme-fort.

Il voudrait lui montrer à quel point il est bon
d’être ému
d’être soi
d’être réellement aimé.

Ensemble, ils ouvriraient la porte vulnérable,
devenant perméables à la vie,
à l’amour,
à la mort.

Ils regarderaient disparaître les illusions,
brûler l’armure.
Dans la chaleur d’un feu
qui nettoie, qui transforme, qui libère.

Et dans une dernière étreinte, dans un soupir,
ils se fondraient l’un en l’autre ;
unissant leur regard
sur la puissante sensibilité du monde.

 homme-fort